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Circulation des savoirs à propos de la déscolarisation
 

  • le 18 décembre 2018
     de 14h à 18h
  •  Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint Étienne

Journée d'étude sur la "Pluralité des acteur/trices et circulation des savoirs sur la déscolarisation : des ruptures non contrôlées aux ruptures volontaires", organisée par le laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (ECP)

Circulation des savoirs à propos de la déscolarisation
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Introduction de la thématique

Faisant suite à la journée d’étude « l’Instruction en famille – IEF – au risque de la forme scolaire » (18 mars 2016), la demi-journée d’étude du 18 décembre 2018 s’inscrit dans le cadre du projet CIVOIR (Circulation des savoirs entre sciences, politiques et pratiques en éducation et formation). Les intervenant.es sollicité.es nous aideront à mieux identifier quels types d’acteur/trices collaborent et/ou entrent en controverse à propos du phénomène complexe recouvert par le terme « déscolarisation ». Comment des savoirs circulent-ils entre acteur/trices relevant des univers scientifiques, de celles et ceux des politiques publiques et de clles et ceux des pratiques engagées ?
Les processus dits de « déscolarisation » peuvent s’entendre en plusieurs sens et donc revêtir plusieurs formes :
  • Des formes de déscolarisation a priori non volontaires. Le « décrochage » scolaire, signe de malaise et d’échec est susceptible de connaître plusieurs degrés et modalités, de la désaffection partielle de l’école (absentéisme perlé ou chronique, avec ou sans maintien de certains liens) jusqu’à la désertion totale et l’abandon des études avant la fin de la scolarité obligatoire. Cet aspect relève de ce qu’on peut appeler rupture non contrôlée, du point de vue des familles d’abord qui ne souhaitent généralement pas de telles situations pour leur enfant, du point de vue des élèves ensuite dans la mesure où ceux-ci/celles-ci se trouvent pris dans un processus où le rejet peut-être initialement superficiel de la forme scolaire peut les entraîner, en partie à leur corps défendant, dans une sorte d’engrenage sans solution immédiate.
  • Des formes de déscolarisation volontaires donc peu ou prou contrôlées. Les refus de l’école telle qu’elle est perçue par certaines familles peuvent conduire à d’autres formes de « scolarisation » ou d’éducation dites alternatives ou parallèles, de l’instruction à domicile au choix d’écoles autres que celles relevant de l’enseignement d’État, fondées sur des principes philosophiques et pédagogiques différents. Les raisons de ces ruptures apparaissent multiples, d’une remise en cause de formes pédagogiques considérées comme traditionnelles (ou pas assez traditionnelles), ne prenant pas en compte les particularités des enfants, à des phénomènes, certes très marginaux mais réels, liés à la théorisation de la « non éducation », au-delà même de la non-scolarisation.
Enfin, entre scolarisation et déscolarisation volontaire, les frontières peuvent se révéler non étanches : les pratiques de « zapping » décrites par Langouët et Léger (1997) à propos de l’alternance de scolarisation entre enseignement privé sous contrat et enseignement public, sont-elles également valables pour les pratiques dites alternatives ? Sur quoi se fondent alors les familles pour opérer leurs choix ?

Programme détaillé

  • Accueil (13h30)
     
  • Introduction (14h)
    - Françoise Lantheaume (ECP, université Lyon 2, Responsable du Projet CIVOIR) / Le projet « Circulation des savoirs entre sciences, politiques et pratiques en éducation et formation »
    - André D. Robert (ECP, université Lyon 2) et Jean-Yves Seguy (ECP, université Jean Monnet, St-Etienne) / Approches croisées pour caractériser les interventions

    Discutant : Dominique Glasman (LLSETI, université Savoie-Mont Blanc)
     
  • Temps 1. Formes involontaires de déscolarisation ?
    - Pierre-Yves Bernard (CREN, université de Nantes) / Les politiques de traitement du décrochage scolaire : entre diffusions transnationales et arrangements locaux.
     
  • Temps 2. Formes volontaires : une place nouvelle pour les familles ?
    - Tristan Donzé (HEP Béjune, Suisse) / Le lien fragile, école et famille, à l’épreuve du contexte suisse : quelle circulation de savoirs et de valeurs entre les deux sphères ?
    - Christine Brabant (Université de Montréal) – en visioconférence / L’apprentissage en famille au Québec : collaboration et concertation entre scientifiques, politiques et parents-praticiens.

    Pause (16h15-16H30)

    - Philippe Bongrand (Ema, université de Cergy) / ‘Non-sco’ et ‘dé-sco’: une distinction en usage dans le mouvement pour l’instruction en famille
     
  • Temps 3. Formes volontaires : le recours à des écoles autres
    - Bruno Poucet (CAREF, université d’Amiens) / Des écoles hors contrat aux écoles indépendantes – une galaxie en expansion.
    - Françoise Carraud (ECP, université Lyon 2, ECP) / La circulation des professionnels entre les écoles publiques et les écoles alternatives privées hors contrat

INFOS PRATIQUES

  • Type : Journée d'étude
  • Adresse complète :  Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint Étienne
  • Partenaires :  Cet événement est rattaché au projet de recherche CIVOIR, dont le premier événement a été la conférence de F. Darbellay le 19 octobre 2018

Lieu

Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint Étienne
Amphi Marc Bloch
14 avenue Berthelot - Lyon 7e
accès tram T2 - Centre Berthelot
entrée gratuite sur inscription via le formulaire en ligne


Contact

Amélie Derobert
Post-doctorante - Projet IDEX "Circulation des savoirs"
Laboratoire Éducation Cultures Politiques
A.Derobert@univ-lyon2.fr


En savoir plus

Projet de recherche CIVOIR
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